Se former en boulangerie ne va pas forcément faire de vous uniquement un boulanger : plusieurs voies sont possibles, comme nous le démontre Thomas Buvat, ancien élève et maintenant responsable commercial pour la société Eurolam.
Quel est votre parcours scolaire ?
Je suis titulaire d’un bac général économique et social, option mathématiques, et en 2000, j’intègre le CAP Boulanger à IFI03 Avermes.
En 2002, je me forme à l’Institut Jean Paquet, maintenant devenu l’ANBP, en brevet professionnel boulangerie, où je suis apprenti à la boulangerie Lastique.
J’ai ensuite poursuivi en brevet de maîtrise (BM) à la CMA du Puy-de-Dôme, tout en restant à la boulangerie Lastique.
Pendant mon BM, j’ai également travaillé comme formateur remplaçant en boulangerie à l’Institut des Métiers (Puy-de-Dôme), ce qui m’a donné l’envie d’enseigner.
Après l’obtention de vos diplômes, quelle voie professionnelle avez-vous prise ?
Je suis parti en Seine-et-Marne, où j’ai travaillé quelques mois dans une entreprise, puis une place de formateur s’est libérée au sein du CFA de Meaux.
J’ai donc travaillé là-bas comme formateur en boulangerie de 2006 à 2018, puis à l’IMA du Pays de Meaux.
J’ai obtenu en 2011 le titre de formateur de l’alternance par le Conservatoire national des arts et métiers de Paris.
Puis j’ai changé d’établissement pour travailler au sein de l’IMA du Pays de Montereau, toujours en tant que formateur, de 2018 à 2020.
Depuis 2020, je travaille en tant que responsable commercial pour la société Eurolam, avec 30 départements à couvrir. Nous sommes spécialisés dans la fourniture de matériel pour les mallettes des apprenants de tous les métiers de l’alimentaire, mais également pour le matériel se trouvant sur les plateaux pédagogiques, et depuis peu fournisseurs également de vêtements professionnels.

Pourquoi avoir choisi la boulangerie ?
J’ai d’abord choisi la boulangerie de façon totalement naturelle, étant issu d’une très longue lignée de boulangers de père en fils depuis plus de 150 ans : la boulangerie Buvat située à Chantelle dans l’Allier. Mon grand-père, boulanger, M. Henri Buvat, ayant même été président du syndicat de la boulangerie et président de la Chambre des Métiers pendant de très longues années.
Mon expérience de formateur remplaçant durant mon brevet de maîtrise m’a véritablement conforté dans mon choix de devenir formateur en boulangerie.
Ce métier m’a pleinement enrichi pendant plus de 15 ans. La transmission fait partie de mon ADN. C’est également pour cela que j’ai mis en ligne des vidéos créées avec mes apprenants et disponibles gratuitement sur YouTube pour les apprentis, mais également les passionnés de boulangerie via « profboulange771 », et qui servent toujours actuellement à toutes ces personnes qui me sollicitent pour des compléments d’information.
Avez-vous un souvenir ou une anecdote ?
Après être parti pour la région parisienne, je me suis très vite rendu compte que, quel que soit l’établissement où j’ai travaillé ou les manifestations auxquelles j’ai participé, à des centaines de kilomètres de ma région d’origine, à l’annonce de mon nom de famille, j’étais déjà en quelque sorte connu, car très vite on me parlait de mon grand-père et de son action au sein du métier. Je savais qu’en portant ce nom de famille, je devais adopter une certaine ligne de conduite et des valeurs à faire perdurer.
La seconde concerne ma première journée de formateur, en me retrouvant devant une classe pleine d’apprenants à me demander comment j’allais pouvoir commencer mon cours. Et bien entendu, ma dernière journée en tant que formateur, qui n’était pas une fin en soi, mais qui fut lourde en émotions.
Il y a aussi la joie, à travers mon travail actuel de responsable commercial chez Eurolam, de pouvoir retrouver sur le terrain des anciens apprentis devenus formateurs ou patrons de leur propre entreprise de boulangerie-pâtisserie.

et Jacques Marcon.



